Le contexte économique à Madagascar

 

La crise politique de 2009 a lourdement impacté le contexte socio-économique malgache, mais les actions se multiplient dans un objectif de redressement rapide et durable. Le PIB par habitant s’élevait à 440$ en 2015, dans la moyenne des cinq années suivant la crise.

D’une part, les pouvoirs publics ont initié en avril 2015 le Plan National de Développement dans un double objectif : améliorer les conditions de vie de la population et favoriser le développement du pays. D’autre part, les opérateurs malgaches comme les investisseurs étrangers font preuve d’une réelle volonté de soutenir la croissance et la création d’emploi.

En 2015, les secteurs secondaire et tertiaire affichent une croissance de 4.1 % et 4.2 % respectivement. Le poids du secteur tertiaire dans le PIB augmente régulièrement et s’établit en fin 2015 à 54 %. Le secteur privé a contribué en outre à hauteur de 12.1 % à la progression globale du taux d’investissement dans le PIB, estimé à 16.6 %.

Plusieurs branches économiques se distinguent par leur dynamisme : les mines, les nouvelles technologies, l’agrobusiness, le textile, les industries légères et le tourisme. Elles offrent les plus nombreuses opportunités d’investissements à l’heure actuelle.

Les énergies renouvelables aussi présentent un fort potentiel, la demande étant très forte dans un pays où seulement 19 % des ménages ont accès à l’électricité. Hydraulique, solaire, éolien, Madagascar dispose de toutes les ressources nécessaires pour tous les types de production.

Le tableau de bord économique le plus récent peut être consulté et téléchargé ici : http://www.cci.mg/si/indicateur/TBE22.pdf

* Ces statistiques sont fournies par la Banque Mondiale et l’INSTAT en 2015.

 

Les intégrations régionales de Madagascar

 

Madagascar est d’ailleurs membre de plusieurs unions commerciales régionales garantissant la libre circulation des marchandises : le Southern African Development Community (SADC) qui compte 15 pays membres, le Common Market of Eastern and Southern Africa (COMESA) composé de 19 pays membres, ainsi que la Commission de l’Océan Indien (COI) regroupant 5 pays.

En outre, le pays a signé des accords commerciaux destinés à faciliter l’exportation de ses produits satisfaisants aux critères d’origine imposés. En République Populaire de Chine, ses produits bénéficient d’un régime douanier préférentiel. En Inde, grâce au système généralisé de préférences (SGP), des réductions tarifaires substantielles sont accordées à un large éventail de produits. Les échanges sont également simplifiés entre Madagascar et l’Union Européenne dans le cadre de l’Accord de Partenariat Economique (APE) conclu par l’UE et les pays ACP (Afrique – Caraïbe – Pacifique). Enfin, l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) permet l’entrée en franchise des droits de douanes aux Etats-Unis.

 

Le climat des affaires

 

Le gouvernement veut instaurer un climat des affaires attrayant pour les personnes physiques et morales locales ou étrangères en simplifiant les procédures financières, douanières et fiscales et en instaurant une fiscalité favorable. Des régimes spéciaux sont ainsi en place pour les Zones et Entreprises Franches, les grands investissements miniers et les expatriés.

Dans le but de promouvoir les différents secteurs, et soutenir l’activité en général, les entreprises privées sont regroupées dans plusieurs groupements. Le GEM ou Groupement des Entreprises de Madagascar est le plus connu, rassemblant des organisations de toutes tailles et de tous métiers.

En complément, des initiatives telles que la Chambre de Commerce et de Coopération Madagascar-Canada contribuent à faciliter les échanges et à apporter aux entrepreneurs locaux et investisseurs l’accompagnement dont ils ont besoin pour développer des activités pérennes.

Pour plus de détails, nous vous invitons à consulter les liens suivants :

*Source: EDBM, 2016
EDC Canada, 2016